Galerie Moretti

TAUTAVEL, TERRE D’ARTS ET DE CULTURES

EXPOSITION À DÉCOUVRIR À LA GALERIE MORETTI

 

Du 16 au 26 juillet 2022
50 ans de photographies par Giorgio MENEGONI
VERNISSAGE : SAMEDI 16 JUILLET à 18h

Giorgio Menegoni, PHOTOGRAPHIES
Je suis ravi de présenter mon exposition de photos à Tautavel à l’occasion des 50 ans de mon activité de photographe. Ce n’est pas une fatalité pour moi, vu que ma découverte de la photographie à l’âge de dix-sept ans a été une vraie découverte. Je suis allé visiter le labo d’un photographe, je lui ai demandé si je pouvais essayer d’imprimer une photo, il m’avait dit « oui », j’ai pris une feuille de papier photosensible, j’ai posé ma main sur elle et je l’ai exposée à la lumière de l’agrandisseur. En la développant, l’image de ma main venait d’apparaître comme par magie… j’ai gardé cette photo jusqu’à maintenant.
C’était le mois de juillet 1972, depuis je n’ai plus laissé ce métier, juillet 2022 ça fait donc 50 ans.
Je rapproche mon initiation à la photographie, avec un peu de présomption, à travers les contours de ma main impressionnée par la lumière sur une feuille de papiers, symboliquement, aux empreintes laissées par l’homme préhistorique pour, peut-être, signer ses œuvres peintes sur les parois des cavernes. Je suis ravi d’exposer dans la galerie Moretti de Tautavel et de participer à la programmation du festival Home de la Cie Le Kami.
Giorgio Menegoni, ma vision de la photographie et des Arts
L’homme et tout son entourage de vie : les différences ce sont ce qui fait son originalité.
Il y a beaucoup à voir, à comprendre, à dire, à connaître et… à montrer.
Les techniques ont changé en tous les domaines, mais enfin, il n’y a pas de grands changements, c’est la même grande histoire de l’humanité, toujours à la recherche d’être heureuse et de donner à ses enfants un meilleur futur et une meilleure vie. Et c’est à travers tout cela que je me sens professionnel.
Je suis né en Italie d’une mère française et d’un père italien. J’ai vécu longtemps dans l’Italie du Nord, dans la ville de Bolzano-Bozen (Sud-Tyrol) près de la frontière Autrichienne. C’est une région bilingue où l’italien et l’allemand sont parlés couramment. Il s’agit d’une province autonome dans une région autonome, située à 80 kilomètres de la Suisse et de l’Autriche, avec un mélange culturel assez important.
J’ai découvert la photographie comme opportunité de travail à l’âge de 17 ans, j’ai choisi d’apprendre ce métier et j’ai repris les études au terme de mon apprentissage : je n’ai plus arrêté depuis (d’étudier et travailler).
Mon travail de photographe a commencé directement en tant qu’apprenti en studio et chambre noire. Ce début a contribué à ôter le côté mystique de cet Art : j’aime ce type de « vision » mais mon besoin de concret et de finaliser pragmatiquement les missions qui m’étaient confiées (reportages, portraits ou autres types de commandes) m’a amené à voir le tout avec une obligation de résultat : la vision artistique et le papier d’emballage, mais il faut du concret dans la boîte, c’est ma définition de professionnel quand un Art devient un métier. À l’époque lorsque j’ai commencé, en 1972, les écoles de photographie (en Italie) n’existaient pratiquement pas et le métier de photographe n’était pas vraiment prisé (produits toxiques, horaires impossibles de jour comme de nuit, la majeure partie du temps passé en chambre noire pour un salaire ridicule…). Enfin en 1984 j’ai ouvert mon atelier et en 1987 je suis devenu Maître Artisan Photographe.
Les années ’80 j’ai collaboré avec télévisions RAI (chaine publique Italienne) et ORF (chaine publique autrichienne) où j’ai acquis des compétences dans le journalisme et l’audiovisuel : je maitrise les sujets. Pendant des années, j’ai voyagé en travaillant comme opérateur vidéo sur les bateaux de croisière d’une grande compagnie italienne. Cette période n’était la grande aventure de ma vie, outre que d’exprimer les compétences et les capacités acquises, m’a permis de voyager, rencontrer peuples et cultures différentes, apprendre langues et me confronter à une infinité de coutumes et traditions. J’ai appris surtout à vivre et travailler en équipe et à partager.
En septembre 1989 j’ai découvert Perpignan et le département à l’occasion du premier « VISA pour l’image », pour une série de circonstances, je me suis installé en 1998. J’aime la multiculturalité du département, le climat, et entre autres les 30 kilomètres de la frontière avec la Catalogne et près de sa capital Barcelone qui est mon deuxième amour.
Photographe socialement engagé, passionné par les gens et les cultures, je parle 5 langues : six en comptant les mouvements de mes mains… comme tout bon italien qui se respecte !
EXPOSITIONS
1. Dans cette exposition, je présente mon dernier projet en cours de création depuis l’année 2018, qui s’intègre certes en une manière au problème de notre servitù aux objets. Elle a pris du retard à cause de la pandémie et seulement depuis quelque temps, je recommence à retrouver les gens.
2. Un voyage auprès d’une communauté dans les Andes d’Equateur à une rencontre de chamans nords et sudaméricains « El condor y el Atuila », une sélection d’images et pensées.
3. Portraits de patriarches titans de la Catalunya nord, une sélection d’images.
4. Vive le cirque, une période passé avec le cirque catalan « Circ Cric », une sélection d’images.
« Sujet-Objet »
(20 photographies exposées, projet évolutif)
L’attachement des gens aux objets, pour la plupart sans valeur, m’a toujours intrigué. Une des explications, c’est que ces objets nous reportent à un passé et le maintient vivant. Personnellement je déteste les collections et les accumulations d’objets qui ne sont pas indispensables à la vie de tous les jours où liées au travail, mais en général, tout le monde ne pense pas comme moi.
Nous nous adaptons aux choses, jusqu’à ce que les choses soient conformes aux idées que nous nous en faisons d’elles.
J’ai proposé à un troupe d’amis de poser en studio pour un portrait photo avec un objet de leurs choix, un objet qui « pourrait » les représenter, pas forcément lié au travail qu’ils exercent ; j’ai interdit les livres en tant que, à mon avis, l’objet est le contenu du texte qui n’est pas représenté physiquement. J’ai vu donc des objets les plus étranges aux plus banales.
La photographie même est objet de culte du souvenir, permet de figer le présent pour le futur et de faire revivre l’illusion du passé.
J’invite à participer tous et venir poser avec leur objet/s « fétiche/s » dans mon atelier.
(Giorgio Menegoni, ARTSTUDIO 2022)

 

GALERIE MORETTI / Point d’Information Touristique
Palais Des Congrès et de la Préhistoire
Rue Anatole France – 66720 TAUTAVEL
04 68 29 49 50
tourisme@tautavel.com